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Exposition-photo d’Abdelhamid Aouragh au CCF d’Oran : Clair-obscur, noir et blanc et argentique pour un retour aux sources.

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Ce que les photographes de presse présentent chaque jour dans leurs journaux respectifs, Hamid Aouragh a choisi de le rendre en un noir et blanc, sans fards, à travers une exposition qu’il a inaugurée jeudi dernier au Centre culturel français (CCF) d’Oran.

«J’avais envie de renouer avec l’argentique, le noir et blanc, l’ombre et la lumière sans recourir à aucune manipulation numérique. On est ainsi confrontés à la réalité telle que vécue par les personnages, sans travestissement aucun», explique Hamid en substance, devant la trentaine de photographies que les amateurs pourront découvrir à loisir pendant les trois semaines à venir. «Ce qu’il cherche, c’est non seulement saisir une réalité et la restituer avec rigueur et souci mais aussi transmettre son empathie pour les gens et les lieux oubliés», souligne dans une lettre de présentation, l’artiste Mamia Bretesché, responsable des galeries de Paris et Dubai. Et pour cela, Hamid a choisi de prendre la majorité de ses clichés en cachette, derrière une porte entrouverte ou des persiennes entrebaillées, ce qui offre l’inestimable avantage de capturer la scène avec des personnages au naturel, tout en profitant du contraste entre l’ombre et la lumière : «La photographie de presse ne permet plus les photos artistiques, ce qui me frustre beaucoup.

On peut tellement mieux faire !» se désole Hamid qui sait de quoi il parle, lui qui travaille pour la presse écrite depuis un peu plus de dix années : «C’est pour cultiver mon amour pour la photo d’art que j’expose de temps en temps ; c’est aussi ma manière de lutter pour la survie d’un type de photographie en voie de disparition.» A 38 ans, ce diplômé de photographie de presse, a déjà trois expositions à son actif : «Quête de l’espoir», un regard sur l’enfant algérien, (2004 au CCF), «L’œil qui parle», à propos de Jean Sénac, réalisée en collaboration avec le photographe français, Jean Yves Mougins, et «Oran ma belle ville», tenue au premier Salon international d’art contemporain de plein air à Paris, en automne 2008 : «J’ai encore des projets mais je ne peux pas en parler aujourd’hui. Je peux juste vous assurer que cela fera du bruit», promet-il.


Exposition-photo d’Abdelhamid Aouragh au CCF d’Oran : Clair-obscur, noir et blanc et argentique pour un retour aux sources. Samir Ould Ali - La Tribune - Edition du 12 Janvier 2010

 

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