Le hammam n’évoque ni le faste oriental d’un Dinet ou d’un Delacroix, ni les images d’Epinal de l’indigénat sous les relents exotico-raciste. Le Hammam de Zohra Sellal est ombre fluides et couleurs chaudes. Silhouettes assises en tailleur, esquisses éthérées, mouvement et gestuelle. Comment dire le hammam en peinture?
Vivacité de la couleur pour exprimer un thème propre à la civilisation ottomane, puis hispano-mauresque, espace féminin, espace clos, inviolable et sacré, les deux silhouettes féminines accroupies, répètent la gestuelle millénaire du bain.
L’ancrage culturel reste présent à travers des thèmes tels que Hchicha talba m’icha, Le petit cireur, Aicha, La targuia, Les autruches disparues (du Sahara s’entent), La djelaba rouge, Le thé à Djanet, Le chèche rouge, spécificités d’un pays d’une culture d’un terroir thème central chez Zohra Sellal, le personnage central, brossé, esquissé, deviné est campé au centre de chaque toile. Figure totémique du visage o’u le regard est souvent tragique: Aicha (visage expressif, ombre assise et regard inquiet et craintif, alentour, tourbillons et tempêtes rouge, bleu, indigo et vert, rageurs exprimant un contexte d’angoisse et d’attente.












