Marguerite Taos Amrouche, écrivaine et cantatrice de talent, nous revient cette semaine.L’association culturelle Fendjane Thaqafa a saisi l’occasion de l’anniversaire de sa naissance (4 mars 1913) pour organiser un café littéraire au restaurant Mastreo à Alger, autour de l’héritage de cet « être surgi des siècles », selon la forte formule de sa fille, Laurence Bourdil Amrouche.
Et c’est Boudjemaâ Aziri, universitaire et membre du Haut commissariat à l’amazighité, qui a eu l’insigne honneur d’évoquer la vie, et surtout l’œuvre romanesque, de Taos Amrouche. L’exercice n’est point facile, tant Taos, sœur de l’intellectuel Jean El Mouhoub Amrouche, alternait ses registres d’expression et de création artistiques. Après un bref rappel de la vie de Taos, l’universitaire s’est attelé à analyser son œuvre romanesque. « Il existe un parallèle entre la vie de Taos, celle de sa famille et ses œuvres. Elle avait besoin de mettre en fiction sa vie et celle de sa famille. Ses héroïnes sont des femmes qui n’ont pas réussi à réaliser leurs aspirations. Elles ont été confrontées, chacune à son niveau, à des difficultés de la vie de l’époque », résume l’intervenant.












