Ali Ali-Khodja
|
| Les dossiers d'Artdz - Ali Ali-Khodja |
Il aimait particulièrement la fameuse phrase de Picasso : « On met longtemps à devenir jeune. » Il l’a vécue tellement que devant son catafalque exposé au Palais de la culture, lundi dernier, on pouvait douter que c’était bien son corps que recouvrait l’emblème national. A 87 ans, il avait gardé une dégaine de dandy, toujours tiré à quatre épingles, encore fidèle à sa mère, veuve, qui, dans la pauvreté, rappelait à ses enfants leur illustre aïeul, l’avant-dernier dey d’Alger.
« En évoquant cet ancêtre, me confiait-il, elle nous poussait à supporter nos privations et à être exemplaires... Il fallait surtout être digne en toute circonstance et, même sans un douro en poche, nous nous efforcions de nous habiller et de nous tenir comme des princes. » C’était en 2005, lors de la préparation du catalogue de sa dernière exposition (voir texte ci-contre). En quelques mots, il livrait la quintessence de sa personnalité, celle d’une noblesse qui n’affichait pas une filiation biologique mais s’appuyait sur l’exemplarité.
|
| Les dossiers d'Artdz - Ali Ali-Khodja |
Jamais les stylos, puis l’ordinateur, ne furent éloignés de ses pinceaux, et il écrivait autant qu’il peignait.
- Sciences, arts et bonheur
« Dès que l’on parle de science et de technique, l’homme commun voit dans ces matières un ensemble de pratiques et théories transmises par des initiés à leurs disciples. Vue sous cet angle, la connaissance se retrouve réduite à la simple mémorisation. Basée sur cette seule faculté, la science se maintient à la limite du savoir-faire et de l’application. L’homme, au regard des résultats scientifiques, découvre un attrait particulier dans ses applications utilitaires. L’objectivité logique repose donc sur des principes et conséquences débouchant sur un assemblage de relations. Il suffit de connaître l’ordre des choses. Limité à la pratique de la connaissance explicite, cet homme s’entoure d’affirmations dans l’application de ses fonctions mises en évidence par les règles préétablies et qui donnent au savoir des dispositions à satisfaire les besoins immédiats, au désavantage de tout mouvement et de toute projection.
Ali Khodja. L’ultime révérence d’un artiste visionnaire : Le hasard heureux
| Les dossiers d'Artdz - Ali Ali-Khodja |
En 2005 eut lieu sa dernière exposition à la Citadelle d’Alger, là même où vécut son ancêtre, le Dey Ali-Khodja, dit Loco Texte du catalogue…
Quand vous entrez chez Ali-Khodja, une fois passée la petite cour, montés les escaliers, traversé le minuscule vestibule, montés d’autres escaliers, ceux-ci étroits et en épingle à cheveux, découvert son atelier, une question vous vient aussitôt à l’esprit : comment la cohue urbaine, la circulation infernale, une station de bus et une autre de taxis, attenantes à la maison, la trépidation de la foule pressée, comment tout cela, si proche et si bruyant, cessent tout à coup d’exister ?
DOYEN DES MINIATURISTES ET PEINTRES ALGÉRIENS, : Ali-Khodja Ali est mort.
| Les dossiers d'Artdz - Ali Ali-Khodja |
L’un des plus grands maîtres de la peinture en Algérie est décédé avant-hier.
Ali-Khodja Ali, l’une des figures de proue de l’art de la miniature en Algérie, s’est éteint dans l’après-midi de dimanche 7 février. Il était célèbre pour ses peintures de paysages du Sahel algérois, mais aussi et surtout pour les miniatures qu’il a réalisées, puisqu’il a grandi auprès d’un des plus célèbres miniaturistes algériens, Mohamed Racim. Ce géant de l’art nous a quittés à l’âge de 87 ans.
C’est à la mort de son père, en 1927, qu’il sera pris en charge par l’un de ses oncles maternels: Mohamed Racim, l’illustre peintre et calligraphe algérien.
L’artiste Ali Ali-Khodja inhumé hier à Sidi Abderrahmane : Ses amis lui rendent un dernier hommage
| Les dossiers d'Artdz - Ali Ali-Khodja |
Une immense foule, composée d’artistes, de responsables et d’amis proches du défunt était, hier, présente au Palais de la culture pour rendre un dernier hommage à leur ami, frère et ancien professeur que fut Ali Ali-Khodja.
Affectée par la disparition tragique de l’un des piliers de la peinture algérienne, Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, également là pour faire part de son attachement à cet artiste, était très attristée par cette disparition. D’ailleurs, submergée par l’émotion, elle n’a pu lire son discours; son conseiller Sidi Moussa, le fera à sa place.
- Ali Khodja tire sa révérence : Une vie dédiée à l’art
- UN HOMMAGE LUI A ÉTÉ RENDU HIER AU PALAIS DE LA CULTURE : Le “poète des couleurs” s’est éteint.
- Un hommage lui a été rendu hier au Palais de la culture d’Alger : Les artistes font un ultime adieu à Ali Ali-Khodja, le poète de la couleur.
- Ali Ali-Khodja a retrouvé sa lumiere
