PostHeaderIcon Pour dire toute l'attente

Les dossiers d'Artdz - Abderrahmane Ouattou

Regard, premier contact avec l'autre, l'être et la chose. L'instant est éphémère, fugace, que seule la photographie peut espérer figer sans réussir cependant pleinement à l'immortaliser. Le regard s'échappe et le voyage intérieur s'entame en soubresauts. C'est le début d'une rencontre, d'une aventure et peut-être d'une histoire. Le film s'agite, plonge dans les tréfonds d'une réalité abrupte qui s'efface langoureusement pour donner lieu à la recréation d'une évocation. Celle de mon jeu d'enfance préféré où la magie de la lumière fascinait mon subconscient tout en me procurant l'arme fatale pour combattre l'obscur, rai de lumière artificielle pénétrant l’âme et le lieu. De ces moments de découverte intense où le flou dominant des silhouettes verse dans l’énigme d’un monde fait de bris de mémoire.

La dualité de l'obscurité et de la lumière m’envoûtait, m'entraînant alors dans les tournoiements de leur éternelle opposition. Une fenêtre s’ouvre sur un mur inerte pour y insuffler la vie. Murs de graffitis à coups de craie ou de couteau, spontanés ou sauvages, métamorphosés en matériaux de création sous l'empreinte de sensations ré-humanisées.

 

Alors pour outrepasser cette réalité opaque, la virtualité du matériau devient l’arme idéale pour se convaincre d’une culture de paix. Une paix de l’âme retrouvée dans l’onirisme d’une machine à rendre palpable les pulsions de notre siècle.


 

Pour dire toute l'attente. Par Abderrahmane OUATTOU