Dans un genre pas si éloigné de Gnawa Diffusion ou de l’Orchestre National de Barbès, Cheikh Sidi Bémol s’illustre par un bouillonnant télescopage entre raï, funk et rock à l’électricité contagieuse.
Le Monde
CHEIKH SIDI BEMOL, ce soir au New Morning, s’est d’abord fait connaître comme auteur de bandes dessinées, avec «Bouquinages », «Crises de foi» et «Je pense donc je fuis». Cet Algérien, Hocine Boukella de son vrai nom, biologiste de formation, s’est installé en France dans les années 1980. Il a toujours chanté et joué de la guitare à la tête de son groupe. Il présente son nouvel album, «El Bandi», un peu dans la lignée de l’Orchestre National de Barbès. Son «gourbi rock», comme on a qualifié un jour sa musique, renoue joyeusement avec le chaâbi, le blues algérois, la chanson, des rythmes gaéliques, de la variété, de la pop, un peu de tout pour faire une bonne sauce. Sa voix chaude et rocailleuse fait le reste.
Y.J. Le Parisien
Entre blues, toast, chaâbi et raï, les vocalises lancinantes d’un ancien biologiste également dessinateur de bandes dessinées qui sollicite le respect dû à un maître («Cheikh») et à un monsieur («Sidi»), avec tout de même le « Bémol » de l’autodérision.
Eliane Azoulay. Télérama
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