Regard, premier contact avec l'autre, l'être et la chose. L'instant est éphémère, fugace, que seule la photographie peut espérer figer sans réussir cependant pleinement à l'immortaliser. Le regard s'échappe et le voyage intérieur s'entame en soubresauts. C'est le début d'une rencontre, d'une aventure et peut-être d'une histoire. Le film s'agite, plonge dans les tréfonds d'une réalité abrupte qui s'efface langoureusement pour donner lieu à la recréation d'une évocation. Celle de mon jeu d'enfance préféré où la magie de la lumière fascinait mon subconscient tout en me procurant l'arme fatale pour combattre l'obscur, rai de lumière artificielle pénétrant l’âme et le lieu. De ces moments de découverte intense où le flou dominant des silhouettes verse dans l’énigme d’un monde fait de bris de mémoire.












