Il est de ces peintres parmi les artistes algériens qui ont eu l’audace de ne pas déserter le pays quand la déferlante des hachachins descendus de Alamout se ruèrent vers l’Algérie pour la dépecer obligeant un vétéran ancêtre à quitter sa retraite du royaume de l’Ouest pour voler au secours, une fois de plus, de la patrie en danger.
Parmi ces téméraires peintres iconoclastes, Abderrahmane Aïdoud aura fait preuve d’une grande originalité de composition pour ouvrir un nouveau champ expressif à la peinture algérienne du XXIe siècle. Il inscrivit sur ses toiles, pour la mémoire et contre l’oubli, en toutes dimensions, la chevauchée sanguinaire des Frères de l’épuration ethnique. Se positionnant courageusement et sans symbolisme évasif ni amphibologie sémiologique sur le champ de l’orientalité violente, assassine, Aïdoud nous propose d’abord de grandes estampes de six mètres de hauteur sur un mètre de largeur, altières telles des oriflammes de Shogun en campagne.












